Zimbabwe: Mnangagwa appelle au dialogue, l’opposition veut un méditateur

Après plusieurs semaines de violence et de répression contre la grève général du mois dernier, le chef de l’État a invité mercredi 6 février les différents partis d’opposition à son palais. Il souhaite lancer un dialogue national censé favoriser l’apaisement entre les deux camps. Une main tendue rejetée par le principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique, qui ne reconnait toujours pas la victoire d’Emmerson Mnangagwa à l’élection de juillet dernier.

Une vingtaine de partis d’opposition a répondu présent à l’invitation du chef de l’État. La rencontre a duré plusieurs heures. « Nous avons déjà perdu des décennies pour développer notre patrie », a regretté Emmerson Mnangagwa. « Il est désormais impératif que nous nous parlions pour résoudre nos différends », a-t-il ajouté.

« Pour commencer, je suggère que nous acceptions, tous, les résultats des élections présidentielles, afin de pouvoir nous concentrer sur le prochain scrutin en 2023. Et d’ici là, il faut que nous acceptions les défis auxquels nous sommes confrontés », a déclaré E. Mnangagwa.

Une rencontre boycottée par le principal parti d’opposition le MDC de Nelson Chamisa qui ne reconnait toujours pas la victoire d’Emmerson Mnangagwa. Pour son porte-parole Nkululeko Simba, cet appel au dialogue n’est pas sincère. « Il ne s’agissait pas d’un dialogue. Mnangagwa est simplement venu dire ce qu’il avait à dire, et se faire prendre en photo avec les participants. C’était fait pour la communauté internationale, pour dire : “vous voyez je suis prêt à discuter avec l’opposition.” Mais il ne l’est pas réellement », estime l’opposant.

Le MDC, qui demande l’arrêt des violences de ces dernières semaines et la libération de tous les prisonniers, estime que seul un « médiateur indépendant » peut permettre un « véritable dialogue ». Un médiateur comme la SADC, la Communauté de développement de l’Afrique australe.

Et puis jeudi, c’était au tour des Églises d’appeler au dialogue national. Cette fois-ci, le leader de l’opposition était présent à la rencontre, ajoutant qu’il était prêt à dialogue avec le chef de l’État à condition qu’il y ait un médiateur indépendant.

Rfi

 

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